Tuesday, May 16, 2006

L’art est une école du goût et de l’esthétique. Il peut s’adresser à tous les comportements humains, si on ajoute l’idéal de beauté à nos œuvres.
L’utile nous ramène aux nécessités de la vie, de la rentabilité et du profit. L’art pourrait être étiqueté de futile, à première vue et avoir une importance secondaire, il a pour but l’originalité, l’évasion du quotidien, le charme et l’émotion. Pourtant, il résiste au temps. La visite d’un pays perdrait de son intérêt, sans les œuvres d’art de son passé et de son présent.
Tout peut devenir un art lorsqu’on y met de la passion à faire mieux. Le chef-d’œuvre n’est pas un but, c’est un départ, il oriente une vie.

ART ET SANTE


L’objectif à atteindre est tout entier défini par le mot "et" qui est la coordination entre deux entités différentes : l'art d'une part et la santé de l’autre.

L’histoire nous apprend que les artistes n'ont pas toujours fait état de bonne santé et qu’avoir “un tempérament d'artiste” n'évoque pas forcément, une qualité. Certains conflits affectifs ont trouvé leur exutoire dans l'art et plusieurs chefs-d'œuvre ont été créés dans la tourmente.
Je cite le cas l’un peintre talentueux et très gentil, mais qui exécute ses œuvres dans un état second où le ne dort plus et ne mange presque plus. Même si le résultat est remarquable, produire dans la souffrance n’est pas notre modèle de rééducation.
Pourtant, il semble possible de concilier le corps et l'esprit en réalisant de belles performances dans la tranquillité d’un bon état d’esprit.
Devant toute réussite, il est nécessaire de se poser les questions sur la façon dont elle a été produite. Une performance réalisée dans la pénibilité ou le désarroi perd de sa valeur esthétique, ce qui n'est pas communément admis par notre société qui ne tient compte que du résultat. Un produit bon marché témoigne parfois d’un travail sous contraintes et mal payé. Une performance sportive cache, parfois, un drame humain. Le poulet à bas prix exprime la souffrance de son élevage.
Notre emploi du temps, les informations que nous traitons conditionne l’utilisation du temps de vie qui nous est imparti. Une bonne santé nécessite une gestion positive de ce temps, éviter les réactions affectives inutiles, être efficace dans les conflits et avoir le souci de ne pas tourner en rond, c'est pourquoi aujourd'hui doit s'additionner à hier et demain à aujourd'hui pour progresser et évoluer. Cette rééducation laisse une trace, elle est évolutive, car on peut toujours apprendre à faire mieux. On n’est pas limité dans la création.
Déposer pendant plusieurs jours des matériaux de façon coordonnée et harmonieuse permet de construire une maison. Il en est de même de tout autre réalisation. Apprendre, s'entraîner, se cultiver, pratiquer les arts s'additionnent dans le temps. L'apprentissage est indispensable pour ne pas être prisonnier de ses habitudes. La personne qui n'apprend pas va répéter et se répéter. Les informations vont stagner et le détail sera sa préoccupation principale.
Nous vieillissons aussi bien physiquement que biologiquement. Conséquence inéluctable de l'âge, le vieillissement correspond à une usure et se traduit par une dégradation. Seul l'apprentissage peut compenser les pertes.
Pourtant, il est curieux de constater qu'un grand nombre de gens refusent d'introduire des éléments nouveaux dans leur emploi du temps. L'école, par son côté éliminatoire, le travail à la chaîne par sa monotonie (mais pourtant mondialement répandu) en sont responsables. Ajoutons aussi que les soucis quotidiens, l'environnement, la publicité, ne nous laissent que peu de temps libre pour apprendre.
L'homme est à perfectionner sans arrêt pour qu'il puisse s'adapter et se surpasser. Tel est le sens de la vie et de la santé. L'art permet de perfectionner nos outils de perception et d'expression. Signalons qu'un indien d'Amazonie peut différencier plus de 80 nuances de vert et qu'un chef d'orchestre distingue aisément une fausse note parmi tout un ensemble d'instruments jouant en même temps. Et pourtant, combien de gens sont inattentifs, n'ont rien à dire, se servent mal de leur perception et de leur corps, faute d'utilisation, les organes des sens et d'expression s'atrophient et conduisent à une vie au ralenti. Les hésitations, l'indécision, la peur des responsabilités font de nous des assistés, geignant sans cesse avec des maux plus ou moins imaginaires.
Le langage est un outil de communication dont la fiabilité est variable. Il permet d'établir, entre autres, la relation thérapeute-patient. Avec un support artistique, l'échange se fait aussi en dehors des mots : "Au pied du mur, on voit le maçon" dit le proverbe. Mais cette sorte de langage n'admet pas l’ambiguïté. La réaction de l'autre à l'épreuve de la difficulté ou à l'erreur est tangible et laisse une trace. Certains se dévalorisent, se punissent ou se découragent devant l’obstacle.
La vie est faite d'épreuves, il vaut mieux aborder les difficultés avec un support artistique agréable et en tirer la leçon qui pourra s'appliquer dans la vie de tous les jours, plutôt que de faire soi-même les frais de cette épreuve. Ce raisonnement par analogie n'a pas, malheureusement, l'habitude d'être pratiqué.
“Faire” consiste à réaliser un projet et à réunir des éléments dans une structure. Nos enfants, en particulier, et tous les jeunes, en général, n'étant plus confrontés aux réalités parce que le monde moderne technique et audio-visuel les en éloigne, ne voient pas l’intérêt de faire quelque chose de leurs mains, d'où un désœuvrement certain, source de bien des maux (dépression, tabagisme, drogue etc...). La joie est liée à l'action et à la création. La distraction permet une évasion ou une détente, elle ne donne pas les mêmes satisfactions que la création.
Il faut aimer et croire en l’esthétique. Devant toute difficulté, la solution la plus élégante sera celle qui tient compte de l'esthétique. L'art réveille nos instincts supérieurs pour nous inviter à nous surpasser et donner le meilleur de nous-même. Si on fait gribouiller quelqu'un, on le dévalorise et on l'abandonne à ses instincts. Par contre, si on lui fait réaliser un chef-d'œuvre, ou plus simplement quelque chose de correct, on l'anoblit et on lui donne confiance en lui. Arriver à un produit fini permet non seulement de le vendre, si besoin est, mais surtout de parvenir à la rencontre et à l'échange avec l’autre.
Alors que la technique fait appel au rationnel, l'art s'adresse aux sentiments. Il ne faut pas cependant, confondre création et décréation. Celui qui s'enduit le corps de peinture et en imprègne des toiles réalise des tableaux. Tout le monde est capable d'en faire autant : il s'agit d'une décréation. Se surpasser en s'améliorant, trouver des cheminements originaux pour être ensuite reconnu par les autres n’est pas aussi facile.
Par les sentiments, l'art permet de toucher au mystère et même d'aborder l’ésotérisme, domaine délicat dans ses interprétations. Il n’existe pas de "trucs" pour débloquer magiquement les conflits et résoudre les situations. C'est le fruit de toute une éducation et d'une perception différente. On ne rééduque pas par l'idée qu'on se fait des arts, mais par les arts eux-mêmes."Le faire" est la partie concrète et stable des arts. "Le dire" est aléatoire.
Etre musicien dans un orchestre exige beaucoup d'oreille et une précision extrême. Par contre, exprimer une idée dans de l'art plastique dispose d'une grande liberté. On peut ainsi travailler avec des précisions différentes. Lorsqu'on parle d'art, il ne faut pas évoquer n'importe quoi, mais une structure qui a une discipline et une technique. Celle-ci permet de nous libérer de la matière en la respectant.
Faire uniquement de la décréation n'est pas éducatif. Cette approche peut être un défoulement ou le démarrage d’une relation. L'art-thérapeute doit avoir une connaissance humaine et technique approfondie pour que le service rendu soit de qualité, car on ne rééduque pas uniquement avec des intentions. Technique et qualités humaines sont étroitement liées. Elles peuvent intervenir à chaque instant pour résoudre un problème pratique comme le ferait le professeur ou un conflit affectif comme le ferait le thérapeute.
Cette relation avec support est différente des relations habituelles et devient, à travers les résultats, une véritable communication qui n'est autre que l'harmonie du corps et de l'esprit. Le corps n'a besoin que de gestes pour progresser, à condition de faire passer une information correcte. L'esprit en est le premier obstacle. C'est pourquoi la psychologie essaie d'assouplir les refus et d'amoindrir les résistances en faisant accepter les tâches. La motivation donne l'énergie de faire. La technique peut être simplifiée, si on la décompose et intéressante, si on l’anime.
Lorsque l’information est verbale, elle n’a un effet sur l’interlocuteur que si celui-ci la rumine, c’est-à-dire, s’il la reprend et la répète pour l’assimiler, sinon l’information s’envole, remplacée par d’autres informations. Lorsqu’on fait de ses mains, l’information traverse le corps, ce dernier, géré par les lois de la vie, en garde toujours une trace. Elle peut s’effacer dans le temps, si elle n’est pas réactivée. Une personne peut être pénible avec ses mots et non lorsqu’elle fait.
Nous vivons dans une société de structure "ou" basée sur la spécialisation, la performance, l'élimination. Par contre, la conciliation de l'art et de la santé passe par celle du corps et de l'esprit, de la technique et des sentiments. Elle constitue une structure "et". Sa base est "la vie affective" parce que le sentiment réunit alors que la performance divise. La finalité de l’art devrait permettre de vivre en harmonie avec les autres et de ce qui nous entoure, ainsi que d'améliorer la qualité de sa propre vie. C'est plutôt une école de la vie que celle d'un programme dont les débouchés sont incertains.

NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE

Si vous considérez le système nerveux tel que vous avez l’occasion de le voir chez le boucher, la neurologie est tout ce qui porte atteinte à celui-ci : traumatisme, hémorragie, dégénérescence, infections, tumeur, épilepsie…
En psychiatrie, en principe, il n’y a pas d’anomalie significative du système nerveux, sauf dans certaines débilités ou démences où l’on trouve parfois une atrophie cérébrale. Les troubles sont liés non pas à une lésion, mais à l’usage que l’on fait de son esprit.
Les limites de ces deux disciplines ne sont pas toujours aussi nettes. Des troubles biologiques peuvent influer sur les comportements. Par prudence, il vaut mieux vérifier l’état de santé de l’individu avant d’attribuer ses troubles à la psychologie. Je cite le cas d’une dame dépressive qui a fait brusquement une chute de tension qui a entraîné sa mort. Sa glycémie reçue plus tard indiquait un coma diabétique. Il existe effectivement des débuts de coma diabétique à forme dépressive.
Il est plus facile de rééduquer un handicapé parce qu’il est coopérant que celui qui refuse soit directement parce qu’il s’oppose à ce qu’on lui propose, soit indirectement par sa réticence et son manque d’intérêt.

L’ŒIL, L’OREILLE, LA BOUCHE ET LA MAIN S’EDUQUENT ET SE REEDUQUENT

Si on admet les bienfaits du sport et du kinésithérapeute, il est curieux que de nos jours encore ces organes ne soient considérés que lorsqu’ils présentent des troubles ou des déficits. Or l’usage que l’on en fait tous les jours et les informations que nous traitons ont une importance capitale pour diriger notre vie. Une erreur de perception entraîne une erreur de gestion parfois grave.

SE DONNER LES MOYENS

En regardant un hôpital ou une clinique psychiatrique, il se dégage une image de désolation à voir ces gens figés par les médicaments, déambuler, sans but, si ce n’est que celui de fumer ou de regarder la télévision. Ne pouvons-nous pas leur proposer autre chose ? Il existe, certes, un atelier d’ergothérapie, mais les moyens sont limités. Ce sont souvent les mêmes personnes qui le fréquentent. On ne prend pas au sérieux l’importance de cette approche d’autant plus que le psychothérapeute n’est souvent pas manuel.
Tout le talent de l’art-thérapeute sera de faire de la musique à celui qui la rejette et de lui apprendre à franchir ses résistances et ses préjugés, car faire jouer celui qui aime la musique n’est pas difficile.
Avec le patient se dessinent plusieurs types de relations : une relation médicamenteuse, une relation papiers (certificats, arrêts de travail), une relation verbale (parfois les mots suffisent à comprendre et à se comprendre) et une relation avec support. L’essentiel de toute relation est que les deux parties se séparent satisfaites et que les résultats soient positifs.

Dans la relation avec support, le sujet est confronté à deux parties. L’une technique qui est le savoir-faire, l’autre humaine qui est la façon de recevoir les informations et la manière de les accepter.

UNE VOIE NOBLE

Le savoir s’apprécie par son niveau. Personnellement, j’ai pour souci d’arriver au produit fini que l’on peut exposer au public ou au produit vendable. C’est là que le sujet peut avoir une place parmi les autres et dans la société. Dans ces conditions, on pourra même transmettre un métier. Pourquoi ne pas mettre les techniques de pointe pour celui qui est en difficulté ? Les locaux et l’équipement doivent suivre. Cette partie ne dépend que de moi pour la perfectionner et l’agrémenter avant de la proposer.

L’autre selon sa participation et sa régularité est une variable qui m’échappe.

La réalisation d’une œuvre fait partie d’une ligne qui doit suivre une technique ou une recette. Cette ligne va de la conception jusqu’à la réalisation avec des moyens, des ingrédients psychologiques et un savoir-faire.
Le cercle est représenté par l’ensemble des éléments qui sont nécessaires à la réalisation d’un projet et aussi par les stratégies pour rattraper les erreurs, car faire, c’est aussi compenser ce que l’on a raté !

LES LOIS

On ne peut pas faire l’économie de ce qu’il faut faire. L’enseignant et même l’industrie n’en sont jamais dispensés. On peut, certes, trouver des astuces, des trucs pour simplifier ou animer la réalisation, mais on ne peut faire “une omelette sans casser des œufs !”.
Le surdoué comprend facilement ce qu’il y a à faire avec attention et motivation. Les obstacles et les résistances viennent de celui qui rechigne à la tâche.
Avec un adolescent de 18 ans, je montre de l’informatique. Il me dit “Je sais, je sais !”, alors je le laisse faire, je constate qu’il stagne. J’interviens, il me répète “Je sais, je sais !”, alors je m’arrête de nouveau. Au total, j’ai fait passé 10% de savoir au cours de la séance, s’il n’avait rien dit et, avec davantage de coopération, j’aurais pu en transmettre beaucoup plus. Le 100% n’existe jamais, il y a toujours des pertes ou une adaptation d’un individu à l’autre.
Ainsi dans le transfert de technologie, on rencontre souvent des résistances qui vont du refus à la démotivation. Se pose un problème éthique : faut-il essayer de franchir les obstacles ou obéir au choix de l’enfant ? Cela dépend du soutien et de la confiance que l’on m’accorde. Il faut savoir que ce n’est pas le support qui crée l’obstacle, il n’y est pour rien, mais la relation de rejet qui s’exprime lors d’une tâche, mais elle peut exister ailleurs aussi.
Ainsi pour apprendre à jouer une gamme de piano à deux mains, pour un enfant de 5 ans, cela a demandé un mois, à raison d’une séance par semaine pour un sujet coopérant, alors qu’il n’avait jamais fait de piano auparavant. Il a fallu plus d’un an pour apprivoiser une petite de 6 ans à cet instrument. Aujourd’hui, elle en fait plus facilement, mais des réticences existent encore.

Les commentaires négatifs sont fréquents chez les gens qui râlent.

La bouche maudit la main, il ne s’agit pas de technique, mais de psychologie humaine. Lorsque le commentaire est trop important, il fait obstacle à la réalisation, la personne ne fait plus ou ne veut plus faire et même ne se présente plus à ses rendez-vous. C’est son droit.
Si l’enfant arrive à suivre sa scolarité et a un comportement accepté par la famille, son choix est concevable. Si son refus est fort et généralisé pour tout ce qu’on lui propose, il prend du retard et deviendra une charge à vie pour la famille et la société. Il ne pourra pas maintenir l’activité d’un métier qui le rendrait autonome.
Analyser et réfléchir à ces résistances pose un vrai problème et au proverbe chinois “Si tu donnes un poisson à quelqu’un tu le nourriras d’un repas, si tu lui apprends à pêcher tu lui donneras à manger pour toute sa vie !” Il faudrait ajouter, si le sujet daigne apprendre.
Répéter et parfaire sont indispensables pour consolider nos acquisitions. Souvent l’enfant lit deux ou trois fois sa leçon et estime la connaître. En fait, il faut la répéter jusqu’à avoir l’aisance de l’exprimer. Réciter un poème en public demande une marge de sécurité beaucoup plus grande. Lorsqu’on montre ce qu’il faut faire et que l’élève a bien compris, on ne peut rien faire de plus. Digérer les informations nouvelles et bien les assimiler devient un travail de mûrissement que l’élève doit faire seul. Comme le démarreur, on prend en charge toutes les difficultés, ensuite on doit se retirer pour que l’élève développe son autonomie.
L’enfant au départ a une perception intuitive par point, chaque élément étant indépendant les uns des autres. Plus tard, il apprendra à décomposer, à analyser et à comprendre le principe qui lie différents éléments. Dans ces conditions, il vaut mieux prendre un support agréable, réaliser un projet et tirer les leçons qui seront transposables dans la vie de tous les jours. Même adultes, tous n’assimilent pas le principe ou la loi qui se transpose dans plusieurs situations. Dans ces cas, l’apprentissage sera plus long.

COMMENT TESTER SON ENFANT ?

Ce n’est pas avec nos organes des sens, qu’on traite une information, mais d’après notre culture, notre affectif et nos valeurs. Le langage peut aider à la communication, mais on peut aussi le tester avant le langage et mon plus jeune patient avait moins d’un an. Dans ce cas, comme avec un étranger ne parlant pas notre langue, la communication non-verbale, l’échange, l’action et la réaction, l’observation vont avoir une importance.
Il ne faut pas voir avec ses propres yeux, mais connaître la culture et les valeurs affectives à travers laquelle le sujet traite ses informations.
Les acquis antérieurs sont essentiels pour assurer la continuité de l’apprentissage.
Nous avons tous une culture maternelle et paternelle qui est faite des relations avec nos parents, mais aussi de la perception que nous avons d’eux. Il faut tenir compte de l’intensité et du contenu des échanges.
Nous avons une culture scolaire et universitaire, les formations à notre métier, une culture en dehors de notre métier : lecture, musique, dessin et arts plastiques, théâtre, sport, spectacles, voyage et autres passions.
Au total, on définira un espace de vie par l’ensemble des éléments avec lesquels le sujet relationne ou a eu contact. Cet espace de vie est restreint chez l’enfant et s’élargit chez le sujet éveillé qui prend intérêt à tout ce qui l’entoure. Sur le plan temporel, on peut considérer les informations que le sujet traite dans sa journée, dans le mois et dans l’année. La personne active remplit son emploi du temps à la différence d’une personne oisive.
L’éducation parentale est essentielle parce que ni l’école, ni la société la compensent en général.
On pourra faire dessiner la famille de l’enfant et s’intéresser aux différentes relations : quel est le plus gentil, le plus méchant, qui préfère-t-il et à qui voudrait-il ressembler ? Quelquefois sa perception n’est pas différenciée, ils sont tous gentils. Selon l’âge et si les mots suffisent, le dessin n’est pas nécessaire.

MON APPROCHE

Elle s’adresse aussi bien à l’enfant qu’à l’adulte quel que soit le niveau de l’intéressé. Elle consiste à tester nos quatre outils : l’œil, l’oreille, la bouche et la main.

• L’œil
Son univers va être le dessin, la peinture et ses variantes. En effet, on peut graver, sculpter. Le dessin au trait peut être mosaïque ou vitrail et dans l’espace, ce sera aussi l’objet en différentes matières.
L’œil peut s’intéresser aux détails comme le défaut que l’on remarque. Lorsque l’observation est associée mentalement à la main, on s’intéresse à la façon dont l’objet est fabriqué. Dans ce cas, on contrôle les différentes pièces avec lesquelles l’objet a été conçu et le mode d’assemblage, ce qui permet de le reconstituer mentalement ou de le reproduire.

L’œil reproche est celui qui critique en voyant une tache sur un vêtement, par exemple. Il n’est pas à rééduquer. L’œil-main est celui qui observe comment l’objet a été fait, jusqu’à être capable de le reproduire.


Les vitraux, la mosaïque, la gravure, la sculpture font partie du dessin.


On peut aussi, pour le même niveau de dessin, changer de support.


L’œil distingue les formes, les couleurs, les textures, les volumes, les nuances, les contrastes, les ombres et le lumières…


Vous pouvez reproduire un dessin en le décalquant, la réalité jamais. Elle est en trois dimensions et vous êtes tributaires des moyens utilisés.

L’œil est associé à l’espace qu’il parcourt. Il peut voir les choses dans leur contexte, ce qui contraste avec ceux qui “ne pas voient plus loin de son bout du nez !”.
Le dessin va d’une manière linéaire du gribouillage à l’exposition de peinture. Cela permet d’apprécier le niveau de chacun. Si on injecte les informations complémentaires à ce que fait le sujet, on s’apercevra de l’appétit ou des résistances que le sujet manifeste à cet apprentissage. Le dessin a une très grande liberté d’expression lorsqu’il s’agit de conception. Il est plus rigoureux lorsqu’il fera partie d’un projet de réalisation, comme le dessin industriel.

• L’oreille
Alors que l’œil voit élément après élément, il est dépendant de la lumière et il peut se soustraire à l’information lorsque l’on ferme les yeux ou que l’on détourne son regard, l’oreille perçoit tout en même temps et son activité est constante.
La musique est une science du temps, elle est l’art de tout faire dans l’unité de temps.

Pour une simple gamme de piano : l’œil regarde la partition, l’oreille contrôle le son et la main qui joue, la voix chante, le pied bat la mesure, l’imagination interprète ce que l’on joue. Bref, on est à ce que l’on fait. Elle est une base de rééducation de l’attention.

L’essentiel du bonheur est d’être à ce que l’on fait et de ne penser à rien d’autre. On dispose, ici, d’un modèle sonore pour suivre l’attention du sujet.
La musique permet aussi une rééducation et une coordination des doigts.
On pourra se servir de différents instruments et travailler le rythme indépendamment à la batterie, par exemple.
La voix est notre instrument de musique naturel, particulièrement avec le chant. Elle est plus rapide que les mains et permet d’anticiper ce que l’on va jouer.
L’œil doit suivre attentivement les étapes d’une réalisation. L’oreille doit tout synchroniser dans l’unité de temps. Pour progresser, on doit répéter et parfaire ce que l’on entreprend.
A partir des douze notes de la gamme chromatique, la musique crée une infinité de morceaux différents. L’apprentissage de la musique demande de posséder un grand nombre de combinaisons pour avoir une agilité et une rapidité d’exécution.
Une personne, prix de conservatoire de solfège, peut chanter d’emblée, en mesure, une partition de musique nouvelle. En fait, il possède une bibliothèque immense de combinaisons de notes et la partition nouvelle n’est qu’une adaptation.
Le temps d’exécution d’un morceau de musique dépend du temps de déchiffrage de la partition, du temps d’identification des notes correspondantes sur l’instrument et du temps d’exécution. Chacun de ces éléments peut se travailler indépendamment.


La musique nous faut goûter à la perfection. Elle est l’art de faire tout en même temps, tout en se contrôlant par la mesure. Elle nous donne le goût de répéter et de parfaire, indispensable dans tout apprentissage. Il faut arriver à l’aisance, même si cela est difficile. A l’image de la vie, elle nous propose une infinité de combinaisons et de variantes que l’on n’a pas fini d’exploiter.

• La bouche
En dehors des fonctions alimentaires, la bouche est notre organe d’expression.
La lecture va du déchiffrage, de la connaissance du vocabulaire jusqu’au théâtre.
On peut tester le registre de notre voix avec la note la plus basse que l’on peut émettre jusqu’à la note la plus aiguë, explorer le champ de nos possibilités vocales:
- Parler doucement, parler le plus fort possible.
- Parler lentement, puis le plus vite possible.
- Les mots peuvent être articulés en positionnant comme il faut la langue et les lèvres.
- Les sentiments et notre affectif donnent de la couleur à nos paroles.

La mimique et les gestes appuient ce que nous disons en donnant un volume significatif.

- Dans le théâtre, l’espace de la scène, les objets et les autres acteurs vont évoluer dans des situations variées.
- Les costumes et la mise en scène vont faire vivre les acteurs dans leur personnage.
Toutes ces possibilités de variantes vont être utilisées, non pas au hasard, ni d’une manière grotesque pour faire le clown, mais pour créer une situation, exprimer un sentiment, transmettre un message au public. L’acteur est sans arrêt observé, aussi bien dans l’action, dans la réplique ou dans le silence.
L’essentiel est de ne pas ennuyer, le but à atteindre étant de capter l’attention, de détendre et de distraire le spectateur.
On évaluera ainsi le champ d’expression du sujet.
L’enfant est, en général, par sa spontanéité et son aisance le meilleur acteur de théâtre. Travailler cette discipline sera de donner vie à l’enfant qui est en nous et qui a été réprimé au cours de son trajet dans la vie.
La traduction par la mise en mots s’adresse à tous les domaines : nos idées, nos sentiments, notre perception, nos intentions, mais aussi notre passé, nos valeurs et notre philosophie.
Certains parlent peu, d’autres ont des difficultés à aborder certains sujets, d’autres ont un langage émotif s’exprimant par des superlatifs : c’est super, génial, extra… alors que ce qui justifie leur appréciation est difficile à percevoir.
Les mots écrits perdent du terrain par l’audio-visuel. Ils sont une forme d’expression qui laisse une trace. Il s’adresse à l’autre sans avoir en face de nous d’interlocuteur. Le langage des livres est plus objectif que le langage parlé, car il vise une plus grande audience. Il faut écrire des lettres pour défendre nos droits, mais aussi déclarer ce que l’on n’ose pas dire verbalement, car disposant plus de temps et de réflexion. Le langage de la poésie est plus recherché, il s’adresse à notre affectif et à l’intuition, mais aussi à la réflexion.

• La main
Son univers est immense. Il va des jeux de construction, des puzzles jusqu’à la fabrication de maquettes et d’objets. Ce sera l’occasion d’exprimer des désirs, un projet et de mener à bien une réalisation. Respect, délicatesse, attention, motivation seront les qualités pour réaliser un objet convenable.
Pour le corps, des tests de psychomotricité permettront d’observer la coordination, la latéralité.

Tous les jours nous traitons des informations. L’œil, l’oreille, la bouche et la main ne sont que nos outils.
On remarque que dans notre société, l’œil et l’usage de la main sont souvent négligés.

L’homme inventa la lumière cathodique (ordinateur, télévision, jeux vidéos) et la projection de films. Depuis, il n’a plus regarder ce qui était éclairé par le soleil et de là, il a confondu le jour et la nuit et bien autres choses.

Le débile perd beaucoup d’informations par son inattention, par ses difficultés de mémorisation, par sa maladresse. Cependant son déficit n’est pas homogène, certains supports donnent de meilleurs résultats que d’autres.
Les objectifs à atteindre ne doivent pas être perdus de vue. Il faut tenir compte des préoccupations du sujet :
• Un regard sur la scolarité retiendra le niveau général, les points faibles : calcul, raisonnement, orthographe…
• S’il s’agit d’un adulte, il faut aussi être attentif à ses difficultés exprimées, son insertion sociale et sentimentale.
• L’entretien avec les parents ou avec l’entourage précisera leurs désirs et le comportement de l’enfant à la maison.

Dans un suivi avec l’enfant, on appréciera son capital culturel, surtout sa coopération et sa régularité.
Les séances doivent être agréables, car plus que leur contenu, il faut transmettre le goût. Rendre vivant ce que l’on veut transmettre fait partie de l’animation qui doit être constante.

LA TECHNIQUE

Elle s’apparente à celle d’un entraîneur. Le champion n’est pas forcément pédagogue et n’a pas toujours la patience de s’adapter à l’autre. L’entraîneur n’est pas forcément champion, mais connaît son sujet, sait observer, analyser et transmettre les éléments techniques et soutenir l’affectifs du sujet. L’athlète, comme tout le monde, aime faire ce qui lui plaît, alors que l’entraîneur l’invite à ce qu’il faut faire. Les résultats seront juges. Dans cette rééducation, on privilégie le côté humain à la performance. Le support n’est qu’un intermédiaire qui laisse une trace entre le thérapeute et le sujet. Il sert de repère. Si l’enfant fait bien, c’est qu’il a compris. Le support est aussi digne d’intérêt, il n’empêche pas de progresser et de susciter même parfois une vocation.
Le plus important est de tirer une leçon au niveau de l’état d’esprit et de transposer cet exemple dans la vie de tous les jours.
Un artisan peut être merveilleux dans son travail et épouvantable à la maison. Si j’avais à intervenir, je transcrirais simplement les leçons de son art à son comportement chez lui.
Lorsqu’on travaille sur du concret, sur la matière, on est en relation avec les lois de la vie qui régissent la réalité. Cette matière ne livre pas ses secrets à tous, on peut même se blesser, si on la heurte. Par contre, elle est fixe contrastant aux relations humaines qui sont variables et aléatoires. Même si on a eu de mauvais parents, les lois de la réalité sont les mêmes pour tous et riches d’enseignement. Les résultats sont à l’image de notre application et de notre investissement.

Il est difficile de montrer à celui qui n’observe pas, d’expliquer à celui qui n’écoute pas, de comprendre celui qui ne parle pas et de prendre en charge celui qui ne fait rien. L’utilité du sport et de la kinésithérapie n’est plus à démontrer, alors qu’il faut longuement expliquer qu’un œil, une oreille, la bouche et la main s’éduquent et se rééduquent. Cette dimension échappe à l’ophtalmologiste et à l’ORL qui n’ont pas été formés pour cela.
Si les mots suffisent à transmettre l’information voulue, il n’est pas nécessaire d’utiliser un support pour se comprendre. Par contre, ce dernier est obligatoire, si on veut obtenir des résultats pour apprendre à voir et à faire.
Tel est le cas des gens hyperactifs. L’idée va dans tous les sens, ce qui est normal, mais le comportement aussi. L’œil et la main sont régulateurs de cette agitation. Le fait de leur apprendre des tâches de plus en plus minutieuses les immobilise. Ce sera l’occasion de leur apprendre la délicatesse, la persévérance pour arriver à un produit fini. Le résultat sera leur récompense.
Dans les troubles obsessionnels compulsifs, le doute envahit l’esprit. En principe la vérification apporte une réponse définitive à l’inquiétude. Une seule vérification suffit. Si le doute est supérieur aux informations visuelles, tout est à recommencer. En fait, ces gens s’écoutent plus de ce qu’ils voient.
L’éducation de nos organes de perception permet de voir la réalité telle qu’elle est en évitant de l’interpréter selon ses goûts. Une erreur de perception ou de gestion peut avoir des conséquences graves. Traiter une information dépend de notre culture, mais aussi de nos préférences. Si les informations bouche-oreille sont prioritaires, les préoccupations intérieures de ce que nous ressentons, de notre santé, de ce qui se passe dans notre maison prévaudront sur les informations sollicitées par l’extérieur.
L’éducation des organes d’expression réconforte notre place dans la société avec un rôle et un message qui peut influer les autres.

Nous avons deux types de relations, la relation humaine qui est variable et celle qui est avec la matière qui est stable. Elle ne nous trahira jamais et nous récompense à la mesure de notre investissement, de notre respect et de notre persévérance.


Il n’y a pas d’opposition entre la psychologie et la rééducation. Cette dernière est nécessaire quand le langage des mots ne suffit pas.


Si j’utilise votre main, cela ne marche pas, il faut que vous fassiez les choses, c’est peut-être une contrainte, mais aussi une liberté parce que vous pourrez vous en servir sans moi, ce qui est un pas vers l’autonomie.

AUTOCOMMENTAIRES

La rééducation par les arts ne doit pas être un parent pauvre ni de la médecine, ni de la psychologie. Il faut lui donner ses lettres de noblesse et pouvoir arriver à la réalisation de produits vendable ou présentable à un public et pourquoi pas au chef-d’œuvre. Si le sujet ne fait pas ce qu’il faut pour y accéder, ce n’est pas nous qui le freinons. Ainsi la rééducation part les arts, structurée en ligne va du gribouillage à l’exposition de peinture, du bruit au concert de musique, des matières premières au produit vendable.
Les techniques sont suffisamment simplifiées et animées pour s’adresser à l’enfant et à tout le monde.

Il s’agit de l’hôpital psychiatrique d’Arles peint par Van Gogh.

J’ai connu l’équivalent dans les hôpitaux de La Timone à Marseille dans les années 1965. Avec le poêle à charbon au milieu de la pièce, la séparation des lits avec des draps et le service assuré par des sœurs. Les locaux ont évolué aujourd’hui, mais pas de beaucoup.
Les prisons et la psychiatrie sont les bas-fonds d’une société, on retrouve des malades figés et parfois tremblants par l’imbibition des médicaments. Ils déambulent sans but, ils fument et regardent la télévision. Il y a bien des ateliers d’ergothérapie, mais les moyens manquent, on n’y croit pas et ce sont toujours les mêmes qui les fréquentent.
J’ai trouvé dans la rééducation par les arts un trésor inépuisable. D’abord comment ai-je procédé ? J’ai été voir des artistes et des artisans qui m’ont montré le chemin de la technique. Bénéficier de l’expérience de l’autre est essentiel, pourtant cette notion a échappé à la psychanalyse qui cherche uniquement la solution en soi.
Les gens qui font donnent, alors que ceux qui ne font rien ne font que prendre. Artistes et artisans sont la meilleure couche sociale, vous aurez toujours des choses à apprendre dans cette école de l’esthétique et de la création.
En éduquant ou rééduquant nos outils : l’œil, l’oreille, la bouche, la main et le corps vous couvriez tout le champ de ce qui existe et vous aurez une large ouverture d’esprit.
Je me suis ainsi rééduqué et devenu un manuel. Si vous conciliez l’idée et les techniques de réalisation, vous serez libre dans vos projets.
Dans notre société actuelle, le pire est d’être confronté avec les services mal rendus, chers et qui traînent dans le temps. Il ne s’agit pas de tout faire, mais de ne pas être dépendant de gens qui font mal leur métier en sachant le faire soi-même.

LA MAIN

Elle est le bien le plus précieux d’un être humain. L’oreille du musicien qui joue passe par la main de même que l’œil de celui qui peint, la réalisation d’un projet, le langage des mots qui se traduit par le langage des faits. La transformation du goût des matières utilisées passe par la main du cuisinier etc.
La main est le symbole de l’entraide, de la parole donnée, de la confiance et de l’homme seul. Si vous n’utilisez pas vos mains, vous serez dépendant des mains des autres.
Dans le monde moderne, la main a régressé et davantage chez nos enfants. Pourtant les progrès dans tous les domaines et les nouveaux matériaux ont simplifié la technique, mais peu veulent apprendre à se servir de leurs mains.
Tout enseignement peut se décomposer en éléments plus simples et accessibles. Le pire est la personne qui refuse ouvertement ou indirectement en opposant une démotivation et un manque d’application.
Toutes les étiquettes psychiatriques ou psychologiques peuvent être démenties si la personne utilise ses mains. Je cite le cas d’une schizophrène qui s’est passionnée de théâtre et qui a pu jouer correctement une pièce en publique.
Si je vous apprend à souder, par exemple, vos problèmes affectifs, votre passé, votre enfance… n’ont rien à voir vis-à-vis de la tâche à faire. Celui qui fait ce qu’il faut arrive correctement, sinon ce sera l’échec. Arriver à se détacher de tout pour être attentif à ce qu’il faut faire est thérapeutique.
La rééducation par les arts n’est pas limitée, mais ouvre des horizons infinis. On lui consacre des temps agréables, évolutifs avec des traces concrètes qui peuvent s’additionner grâce auxquelles on peut vérifier les progrès ou non du sujet. L’enfer est de tourner en rond dans des boucles infernales et répétitives où les jours se ressemblent sans espoir d’un mieux.

Pour toute construction humaine, il faut que les gens soient fiables et de confiance

Pour terminer, quelques citations
“Tout bonheur que la main n’atteint pas n’est qu’un rêve.”
“Les rêves ne se réalisent pas sans rien faire, il faut leur courir après.”
Mais à éviter :
“Ton futur dépend de tes rêves. Ne perds pas de temps, va dormir !”
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